El Poy
J’arrivais vers 7h15 au
poste frontière du Salvador j’entrais définitivement au Honduras deux
heures plus tard. La procédure au Salvador dura au plus 15 minutes à la
douane, pour rendre le permisio de importacion temporada et la sortie à
l’immigration. Par contre la procédure fut plus longue au Honduras. A
l’immigration ce fut rapide, photo de mon portrait sans lunettes,
empreintes digitales de tous les doigts des deux mains et paiement d’une
taxe de US$3 sans rendu de la monnaie. A la douane l’obtention du
permiso d’importacion temporada dura près d’une heure et demie avec un
aller à la banque pour payer deux taxes, l’une de 135 lempiras et
l’autre de 584,78 lempiras soit US$36. La banque ne change pas les
dollars ; il faut avoir recourt aux changeurs dans la rue ! Dans les
deux cas la douane ne visita pas le camion. Ensuite vers 9h20 je pris la
route pour les Ruines Maya de Copan où j’arrivais vers 15h30 pour
bivouaquer en face de l’entrée sur un terrain en payant 100 lempiras
soir US$5 pour une nuit sans service. Sur la route, il y avait des
contrôles de police. Mais la police me faisait passer sans rien
me demander.
Copan
Dès l’ouverture du site de
Copan j’arpentais l’herber mouillée par la rosée matinale pour admirer
les superbes stèles sculptés sur les quatre faces. Certaines, Stèle C,
ont conservées les couleurs d’origine malgré les outrages du temps.
Certes le site n’a pas la somptuosité de Teotihuacan, Chichen Itza voir
Tikal. Mais il a son caractère spécifique avec ses stèles très ouvragées
et ses nombreuses plazas. La matinée passa sur le site ainsi que dans le
musée au bout de la reconstitution du Tunnel Rosalila. Je restais une
journée de plus sur le parking pour mettre à jour les pages de mon site
Internet.
Ruinas de Copan, click la photo
Museo de Copan, click la photo
Gracias
Le samedi matin dernier
jour d’octobre je quittais le parking à L100 par nuit sans service, la
douche était un tuyau près de la souille aux cochons. A la
station-service Texaco j’achetais deux bidons d’eau purifiée de 10
litres pour remplir les réservoirs du camion. Puis je pris la route
jusqu’au village de Gracias à 800 mètres d’altitude. La Parque Central
m’accueillit ; je trouvais un stationnement en face de la police où je
me présentais pour demander l’autorisation de bivouaquer qui me fut
accordée avec bienveillance. Dans une rue adjacente je trouvais un DAB
pour retirer des lempiras et un marché pour acheter des fruits et
légumes. Puis je m’installais pour le travail administratif journalier.
Gracias, click la photo
Lago Yojoa, Pito Solo
Après une nuit paisible et
sécurisée en face du poste de police le long du Parque Central je me
dirigeais vers le Lago de Yojoa espérant trouver un accès au lac. Mais
son bord est complétement occulté par des restaurants. Juste avant
l’hôtel Los Remos m’accueillit sur la pelouse des bungalows avec une
douche dans l’un d’eux et le wifi, à vérifier. L’altitude est de 650
mètres avec une température de +32°C. Les routes du Honduras sont de
qualité médiocre avec beaucoup de nids-de-poule et des topes qui ici
s’appellent tumulos. Comme au Mexique la conduite est pénible et gâche
le plaisir du paysage de montagne.
Los Remos
Jilamo
Le 2 novembre fut une
journée de route vers la Mer des Caraïbes avec une chaussée sans
nids-de-poule ! J’arrivais peu après midi sur le parking de Martha’s
Comedor pour établir mon bivouac. La côte nord du Honduras a un climat
tropical, chaleur et humidité…
Martha's Comedor
Le tracé de la route
de Trujillo à bivouac en route
du 2015/11/05 au 2015/11/05
Trujillo
Le mardi 03 novembre
j’allais à la Punta Caxinas, la pointe septentrionale du Honduras sur la
Mer des Caraïbes. Hélas en arrivant à proximité de Puerto Castilla une
porte barrait la route. Seuls les véhicules autorisés pouvaient la
franchir. Après discussion le cerbère m’autorisa à entrer pour faire
demi-tour ! En conséquence je me dirigeais vers Trujillo en m’arrêtant au
bord de la Bahia de Trujillo pour la pause déjeuner. Puis je visitais
les ruines du fort construit au 17e siècle contre les pirates
et notamment le nord-américain William Walker fusillé le 12 septembre
1860. Ce fut près de Trujillo que Christophe Colomb mit les pieds
sur le continent américain le 14 août 1502. L’hôtesse du fort m’indiqua un camping. Mais après quelques
errements un habitant de Trujillo m’y conduisit ; je suivis son pickup.
Le site est au bord de la mer avec wifi, une piscine et des banos, pas d’eau
potable pas d’électricité. Je décidais d’y rester deux nuits.
|
| Accès à Puerto Castilla |
 |
 |
| Pause lunch |
Fortaleza Santa Barbara, click la photo
Campamento, Tranquility Bay
 |
 |
| Campamento |
Le tracé de la route
de bivouac en route à la frontière
du 2015/11/06 au 2015/11/06
Sabana-Grande
Le jeudi 05 novembre fut
une journée de longue route vers la frontière avec le Nicaragua. Une
partie des 425 km fut sur une piste de terre jusqu’à Limones. Je
cherchais vainement un bivouac avant Tegucigalpa, capital du Honduras
dont la traversée fut kafkaïenne. Dans un dédale de travaux je
m’arrêtais pour demander mon chemin au conducteur de la voiture qui me
suivait. La jeune femme me dit que c’était très difficile. Elle me
proposa de la suivre. En effet la trajet aurait été impossible pour moi
seul. Quelle gentillesse ! La pluie commençait à tomber et la nuit était
proche. Sur le bas-côté de la route je vis un parking, en pente, et une
voiture entrant dans une propriété. Je demandais l’autorisation de
passer la nuit. Là aussi la gentillesse fut au rendez-vous. Hélas la
route fut très fréquentée pendant la nuit par des camions très bruyants
utilisant le frein moteur en descente.
En route
 |
 |
| Pause lunch on the trail |
Bivouac on roadside |
Guasaule, frontière entre le Honduras & le Nicaragua
Le vendredi 06 novempbre, je quittais Le Honduras, voir
le passage de la frontière.